"Y'a qu'à les faire détruire ces bateaux !", a-t-on déjà pu entendre dans certains ports encombrés à l'égard de bateaux mieux accrochés au fond qu'aux pontons. Oui, mais plus facile à dire qu'à faire...
Un bateau de plaisance en fin de vie est démonté, vendu en pièces détachées, le reste étant éliminé au prix le moins cher. Les coques sont en général broyées, puis envoyées à l’usine d’incinération.
Oui mais
Quels risques toxiques représentent ces anti-foulings, apprêts, mastics, peintures, métaux lourds, composants organiques persistants (styrènes) ? Quelles sont les possibilités de recyclage des coques en polyester et fibres de verre ? Quelles sont l’offre et la demande en la matière ?
Il semblerait qu’une, au plus deux, centaines de bateaux soient concernées par cette possibilité. Cette activité ne pourrait donc être rentable, à moins de pouvoir valoriser le broyat de ces coques (polyester-fibres de verre).
Il semblerait également que ce broyat puisse servir d’adjuvant au béton. Or, compte tenu des effets à long terme des produits toxiques que sont les anti-foulings, apprêts, mastics, peintures…, cette filière de valorisation ne soit pas plus intéressante, écologiquement, que l’élimination par incinération.
Ce que ça coûte pour l'instant
En moyenne, puisque cela dépend du bateau, 200 à 250 € de main d’œuvre pour la déconstruction et le transport + 180 €/tonne pour le traitement final de la coque…
Exemple : Un voilier de 7 mètres, d’environ 1,5 tonne, coûte environ 750-800 € par an en assurance et place de port.
Son traitement coûterait donc environ 250+ (1,5 x 180) =520 €.
Tiens donc, l’évacuation d’un bateau de plaisance hors d’usage coûte donc moins cher qu’une année des frais qui lui sont inhérents.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire