mardi 30 mars 2010

Des bourses annuelles pour financer la voile suisse

Annoncée avant la 33e coupe de l’america, les bourses annuelles Alinghi ont bien été créées pour financer des projets de voile en Suisse.

L’action menée conjointement par la fondation Bertarelli, la Fédération Suisse de Voile/Swiss Sailing et la Fondation UBS pour le Domaine Social et la Formation, attribuera trois bourses de 50 000 CHF par an à trois projets. Ceux-ci devront entrer dans les catégories suivantes :

- "Elite", pour le domaine sportif semi-professionnel, professionnel ou olympique ;

- "Junior" pour les projets d’écoles publiques, privées, ou de voiles, de débutants, de clubs nautiques, etc. ;

- "Action sociale" pour les projets relatifs aux handicapés, aux personnes âgées, aux personnes défavorisées, etc.

Les projets personnels (comme les institutions émettrices) doivent être à but non-lucratif, suisses ou basées en Suisse et être rédigés en anglais et français, allemand ou italien et résumés.

Des photos, biographies, plannings, etc. peuvent y être annexés pour en faciliter la compréhension.

Les dossiers complets doivent être adressés par courrier à l’attention de la Fondation Bertarelli et/ou de Swiss Sailing :

Fondation Bertarelli Swiss Sailing

Chalet Ambiance «Bourses Fondation Bertarelli»

Suterstrasse Postfach 606

CH-3780 Gstaad CH -3000 Bern 22

OU email à :

info@fondation-bertarelli.com vicepresident@swiss-sailing.ch

AVANT le 23 avril 2010.

Les Fondations Bertarelli et UBS, avec Swiss Sailing, publieront les noms des vainqueurs et leurs projets d’ici le 9 mai 2010.

Un comité de suivi des projets, auquel les porteurs de projets devront remettre un rapport détaillé, veillera à la bonne réalisation des ces projets.

lundi 1 mars 2010

Magazine - Printemps imminent


Bientôt les grues portuaires ouvriront leur bal, dansant au rythme des mises à l’eau, sur fond de lancinants miaulements de disqueuses et ponceuses. Les effluves de peintures, d’apprêts et autres antifoulings devanceront celles des pollens. Les coques se dénuderont de leurs jupons d’algues, retrouveront de nettes lignes de carène, des couleurs aux contrastes rafraîchis, des reflets et brillances de neuf, avant même que ne resplendissent les forêts. Les gardes-robes sortiront des sacs et ateliers de voilerie, les selleries diffuseront de douces senteurs de neuf ou de propre.

Lorsque capotes, tauds et biminis doreront sous les premiers rayons de l’hélianthe printanier, les chevaux des cylindres s’ébroueront à nouveau. Aux premiers bourgeons, les vêtements raccourciront, les moteurs vrombiront, les voiles fasseyeront et tous autant que nous sommes… vibreront. Au-delà des milles hantés de sons terrestres, bercés par les flots, lapés par le vent, barreurs et équipiers redoubleront du bonheur de glisser. A quelques encablures croiseront d’autres auteurs de remous, passionnés de ronflements mécaniques, de trajectoires tirées au cordeau, de longs sillages pétillants ou de bains de soleil sur vynil. Qu’ils soient en bois ou en plastique, à voiles, à rames ou à moteur, ces bateaux, canots et embarcations procurent tant de plaisir que la France entière fêtera le nautisme les 13 et 14 mai. Pour l’heure, à vos pinceaux et chiffons, que l’huile de coude chauffe, que jaillissent les jets haute pression, que les aires de carénage s’éveillent pour que les ports sortent de leur hibernation et que s’animent les baies du Léman.