
A défaut de le connaître vraiment, les apparences mènent aux grandes lignes suivantes :
Ernesto Bertarelli se met à la voile sur le Léman puis aux multicoques, les fameux Formule 40 importés sur le lac, avec l'aide de son complice Pierre-Yves Joran.
Après s'être fait la main sur l'ancien multicoque de Jo Richards, il devient armateur.
Chef d'une entreprise, dont il quadruple le chiffre d'affaires, il fait naviguer ses copains .
Ensembles ils gagnent des compétitions, puis les rafle à l'aide du fameux catamaran 41' qui s'imposera dès ses premières navigations.
Au sortir de l'hécatombe des formules 40, il adhère à l'idée de la monotypie favorisant le sport à la course à l'armement. Les D35 sillonnent le lac.
Il monte un défi suisse pour la coupe de l'America à la suite de l'infructueuse tentative de "Be Happy". Ce défi suisse fera l'objet de sarcasmes dans le monde entier et même au sein de son pays.
Bertarelli vend son entreprise, en reste actionnaire.
Il navigue et gagne les rounds robin et devient finaliste de la coupe de l'America à la surprise du monde de la voile.
La multi-nationalité de l'équipage fait grincer des dents. La présence de Russel Coutts semble, selon la rumeur, rendre la victoire évidente.
Ses copains gèrent l'événement, Bertarelli navigue toujours. Il gagne un championnat du monde en 40' en tant que barreur.
Il gagne une deuxième coupe de l'America sans Russel Coutts ainsi que le respect.
Il agace les américains. Ceux-ci lui lancent un défi "à l'ancienne" : un contre un, sur les bateaux les plus rapides du monde.
Défi relevé, Alinghi ressemble bel et bien au bateau le plus rapide du monde.

En quelques années, Ernesto Bertarelli a inversé les tendances, ce sont maintenant ses copains qui bossent et lui qui navigue avec et contre les plus grandes pointures de la voile et sur les plus beaux bateaux de la planète voile...
Sauf erreur... Chapeau bas !