lundi 5 janvier 2009

N’oubliez pas !

Cette année, bien des bateaux sont sortis fendre les flots. Plus que d’habitude ! L’été n’en finissait pas, l’automne se fait express, « Attention ! V’là l’hiver ! »

Certains délaisseront leur bateau comme des vacanciers abandonnent un chien. Pourtant tout ce qui touche au bateau est de la responsabilité du propriétaire. A défaut de pouvoir le remiser dans un hangar, un garage, voire même tout simplement au sec sur une remorque, mieux vaut rester en orbite et surveiller quelques points.

L’amarrage nécessite un cordage spécifique de diamètre adapté au gabarit du bateau, d’être changé avant l’hiver, protégé aux points de ragage, surveillé en fonction du vent et de la hauteur d’eau du lac, puisqu’elle varie par anticipation sur la fonte des neiges.



Les défenses ou pare-battages doivent être regonflés avant l’hiver en prévention de tout éclatement ou écrasement. Leur disposition autour du bateau doit être vérifiée régulièrement et coïncider avec les point de contact potentiels des pontons, catways et carènes voisines.


Les génois sur enrouleur non protégés par une housse font de temps à autres la farce de se dérouler. La voile faseye alors jusqu’à sa déchirure, fait vibrer et use le gréement prématurément.

La prise au vent, ou fardage, doit également être anticipée. La surface des housses de grand-voile et de génois sur enrouleur et autres capotes de descente d’un bateau non désarmé augmentent sa prise au vent participent à la tension, l’usure, voire la rupture des amarres et augmentera les risques de ragage ou de chocs des carènes. Mieux vaut réarmer le bateau pour la sortie occasionnelle que de tout laisser dessus.

Et s’il flottait ?


La sécurité d’un bateau passe aussi par sa flottabilité. Les nables d’évacuation des cockpits étant des nids à feuilles, à poussières et à tout autre objet incongru, autant les surveiller. Bouchés, les eaux pluviales s’accumulent et ballastent le bateau, amplifiant ses déplacements, donc la tension sur ses amarres ainsi que les risques de chocs avec les embarcations voisines, comme dans tout le gréement. Il arrive qu’ils coulent. Alors autant rester joignable pour que la direction du port puisse signaler tout imprévu. Le concessionnaire n’étant pas responsable de la garde et de la conservation des bateaux, les responsabilités durent quelque soit la saison.


L’alimentation électrique... Juridiquement, il ne devrait pas y avoir de branchement électrique permanent en l’absence du propriétaire du bateau, tout appareil électrique pouvant présenter un dysfonctionnement. Les chargeurs automatiques, même dotés de fusibles, peuvent être victimes d’anomalies et représenter des risques d’incendie.

Afin d’éviter les chauffages, les risques de surconsommation, donc des augmentations de taxes de port, la puissance électrique des pontons durant l’hiver se limite à un ampère.

A ceci s’ajoutent les règles d’hivernage de base concernant les conduites d’eau, moteur, pompes et WC (antigel ou purge), etc. que la presse spécialisée diffuse dès l’automne. Cela étant dit, rien ne remplace la surveillance régulière d’un bateau, qu’il soit dans l’eau ou sur ber !

Enfin, déneiger son bateau lui évite tout éventuel chavirage ou infiltration et faire chauffer régulièrement un moteur non hiverné évite de mauvaises surprises au printemps.

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